Accord et réparation

  
Un instrument de musique, c’est comme un vélo, une voiture ou une chaudière (la liste est longue) : il faut l’entretenir régulièrement et, de temps en temps, changer des pièces pour qu’il garde sa performance et donne le meilleur de lui-même. Si on ne le fait pas, comme pour le vélo, la voiture ou la chaudière, à un moment, ça coince ou ça casse.


Certains instruments nécessitent un entretien simple et facile à mettre en œuvre :

  • par exemple, sur une clarinette, il suffit de sécher l’humidité à l’intérieur de l’instrument et démonter la hanche après chaque utilisation, et de graisser les joints et nettoyer les clés à intervalles réguliers.

  

D'autres demandent des interventions un peu plus compliquées, mais qui peuvent le plus souvent être effectuées par le musicien lui-même :

  • c’est le cas notamment des instruments à cordes, qui ont besoin d’être accordés très fréquemment et sur lesquels les cordes doivent être régulièrement changées.

 
Et puis il y a le piano, véritable cas particulier (1) :

  • d’un côté, une extrême simplicité d’utilisation ; il suffit de lever le couvercle pour jouer. 
  • de l’autre, un dispositif de « production » du son très élaboré sur lequel de multiples réglages peuvent – et doivent – être effectués à intervalles réguliers mais que leur complexité réserve à des professionnels très qualifiés et expérimentés.

  

Sur un piano, le dispositif de production du son est constitué d’un ensemble mécanique et acoustique qui va de la touche jusqu'à la corde que frappe le marteau. Une fois le son produit, il est amplifié et diffusé par la structure harmonique du piano (la table d’harmonie, les chevalets, le cadre, le sommier… ).


La qualité du son – à structure harmonique identique - dépend du réglage des cordes et de l’état des feutres sur les marteaux. Elle dépend également de la qualité de la mécanique, qui a la délicate mission de transmettre les intentions du pianiste au piano.


C’est ce qui fait la performance acoustique du piano.

On améliore cette performance par l’accord (le réglage de la tension des cordes), par l’harmonisation des marteaux (la modification de la dureté des feutres sur les marteaux) et par le réglage de la mécanique, lequel a également une incidence sur l’agrément du toucher du piano.


Parce que le plaisir de jouer est donc aussi lié à l’état de votre instrument, l’Atelier du Pianiste apporte un soin particulier aux questions techniques.
C'est pourquoi nous avons mis en place un partenariat avec le prestigieux Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique (ITEMM) du Mans pour assurer l’entretien et la réparation de tous les instruments.


Grâce à ce partenariat, nous disposons d’un réseau de techniciens capable d’intervenir sur votre piano partout en France.


Et à Paris, nos interventions techniques sont assurées par des techniciens très qualifiés et expérimentés, qui travaillent avec le Conservatoire Nationale Supérieur de Musique (CNSM) de Paris.


(1) Nous parlons ici des pianos acoustiques, qui disposent d'une table d'harmonie, de cordes et de marteaux, par opposition aux pianos numériques. Les pianos numériques disposent d'un son échantillonné, c’est-à-dire reproduit numériquement, et d'un système d'amplification et de hauts parleurs électriques. Ils n'ont donc pas besoin d'être accordés ni harmonisés.

 

L’accord

Accorder un piano consiste à retendre l'ensemble des cordes de l'instrument pour que chaque note soit correctement réglée et sonne juste. Cela permet que le piano délivre la performance pour laquelle il a été conçu.

Aucun piano n'échappe à la nécessité d'être accordé régulièrement, même s'il n'est pas joué : en effet, les cordes perdent peu à peu leur tension initiale sous l'effet notamment des variations de température, et le piano ne sonne plus juste.

On pourrait penser que ce n'est pas très grave d'avoir un piano faux, surtout si on ne l'utilise pas. Après tout, ce ne serait qu'une question d'esthétique. Hélas, ne pas accorder un piano peut, à terme, provoquer des dégâts importants sur sa structure harmonique.

En effet, lorsque les cordes sont très détendues, la remise en tension peut générer de tels efforts que le sommier qui supporte les chevilles n'y résistera pas. On se retrouve alors avec un piano qui ne tient plus l'accord. Et dans ce cas, les coûts de remise en état sont le plus souvent supérieurs à la valeur du piano. Autant dire que le piano est fichu.

Le plus souvent, un piano qui n'a pas été accordé depuis quelques années nécessitera une remise à niveau – ce qu'on appelle une mise au ton – avant de pouvoir être accordé.

C'est pourquoi il est indispensable d'accorder son piano au moins une fois par an. C'est d'ailleurs une condition pour conserver le bénéfice de la garantie, que le piano soit acheté neuf ou d'occasion.

 

L’harmonisation

L'harmonisation d'un piano est un réglage qui intervient sur les feutres des marteaux.

Trop souvent ignorée, l'harmonisation joue pourtant un rôle essentiel dans le timbre et la couleur du son du piano.

Un piano parfaitement accordé peut avoir un son désagréable parce qu'il n'est pas correctement harmonisé.

Pour comprendre le rôle de l'harmonisation, une simple image suffit : si on frappe les cordes avec un caillou, on n'obtiendra pas le même son que si on les frappe avec une pomme de terre.

Si les feutres qui recouvrent les marteaux sont trop doux, le son sera étouffé et mat.
S'ils sont trop durs, ce qui est le cas le plus fréquent, le son sera trop clair et brillant, avec une résonance métallique désagréable.

En effet, avec les années, les feutres ont tendance à se tasser et à perdre leur élasticité initiale. De plus, ils se creusent à l'endroit où ils frappent les cordes, ce qui fait que la percussion n'est plus correcte.

L'harmonisation est donc nécessaire à intervalles réguliers, pour permettre aux feutres de retrouver leur qualité initiale. On commence tout d’abord par poncer les feutres pour rendre leur surface de nouveau parfaitement lisse ; puis le technicien va piquer les feutres avec un outil spécial pour leur rendre leur souplesse.

Une harmonisation peut également être faite sur un piano dont les feutres sont en parfait état mais dont on souhaite modifier le timbre ou la couleur. En fonction du résultat recherché, l'harmonisation consiste donc soit à augmenter la souplesse des feutres en les piquant pour diminuer la brillance du son, soit à la diminuer par un ponçage très léger afin d’obtenir un son plus clair.

 

Le réglage de la mécanique

Si les spectateurs jugent un piano par la qualité de sa sonorité, le pianiste, lui, juge un piano autant par sa sonorité que par son toucher.

Certains vont préférer un toucher léger là où d’autres préféreront un toucher plus lourd. Plus un pianiste sera expérimenté, plus il recherchera un toucher nerveux et rapide, capable de répondre à la moindre de ses sollicitations.

Ce toucher du piano est directement lié aux caractéristiques de la mécanique dont il est équipé. Il varie d’une marque à l’autre : certaines marques comme Bechstein sont réputées pour avoir un toucher léger, d’autres comme Grotrian Steinweg un toucher plus lourd. Cela relève de la conception de l’instrument et il n’est pas possible de transformer un toucher lourd en un toucher léger par un réglage de la mécanique.

En revanche, un réglage de la mécanique permet d’optimiser le toucher par rapport à ses caractéristiques initiales.

Mais surtout, comme tout système mécanique, un piano doit être réglé régulièrement pour compenser l’usure liée à son utilisation et conserver ses performances. Quand on sait qu’il existe, pour chaque note, 25 points de réglage sur un piano droit et 35 points sur un piano à queue, on comprend l’impact que peut avoir un réglage sur la performance du piano.

En fonction de l’usage qu’on en fait, un piano aura besoin d’être réglé plus ou moins souvent : c’est le rôle du technicien qui « suit » le piano en l’accordant une à deux fois par an de dire si la mécanique a besoin ou non d’être réglée.

En tout cas, il ne faut pas attendre que des touches restent enfoncées pour agir.

 

Les réparations :

Avec le temps et en fonction de la façon dont est utilisé un instrument, il est parfois nécessaire de procéder à des réparations :

Sur la mécanique : changement des pièces d’usure, changement des feutres, etc… Certaines petites réparations peuvent s’effectuer sur place, d’autres nécessitent le démontage de l’ensemble mécanique + clavier pour une intervention en atelier ;

Sur la structure harmonique : beaucoup plus complexes et coûteuses à réaliser, ces interventions ne se pratiquent qu’en atelier ;

Sur le meuble : à l’exception des micro-rayures, qui peuvent faire l’objet d’un polissage sur place, les interventions sur le vernis polyester nécessitent une intervention en atelier.

Dans tous les cas, un devis est effectué avant toute intervention. Lorsque le devis nécessite un démontage de l’instrument, une première estimation est faite pour juger de l’opportunité d’engager la réparation.

  

Expertise

L’Atelier du Pianiste propose un service d’expertise de votre instrument, que ce soit pour déterminer sa valeur de revente ou pour déclarer une valeur à l’assurance ou auprès de l’administration fiscale.

Nous pouvons également vous aider à déterminer la valeur d’un piano que vous souhaitez acquérir auprès d’un particulier.

  

Les tarifs :

Prix TTC

Paris

Banlieue

Accord

85 €

+ 20 € forfait déplacement

85 €

+ 50 € forfait déplacement

Mise au ton

115 €
+ 20 € forfait déplacement

115 €

+ 50 € forfait déplacement

Harmonisation (2 h)
+ accord

265 €
+ 20 € forfait déplacement

265 €
+ 50 € forfait déplacement

Harmonisation ou intervention en atelier

85 € / heure

85 € / heure

  

Le contrat d’entretien

Parce qu’on ne pense pas toujours à faire accorder son piano, ou pour être sûr d’avoir un piano toujours parfaitement entretenu, l’Atelier du Pianiste propose un contrat d’entretien sur 5 ans avec quatre niveaux de prestation et un échéancier de règlement mensuel.

Prix TTC

Prestations sur 5 ans

Coût mensuel

Niveau 1 : pratique occasionnelle (moins de 30 mn / jour)

5 accords (1 par an)

+ 1 harmonisation (2 h)

11 €

Niveau 2 : pratique régulière

(de 1 à 2 h / jour)

10 accords (2 par an)

+ 1 harmonisation (2 h)

+ 1 réglage de mécanique (2 h)

22 €

Niveau 3 : pratique intensive

(de 2 à 3 h / jour)

10 accords (2 par an)

+ 1 harmonisation (2 h)

+ 2 réglages de mécanique (4 h)

24 €

Niveau 4 : pratique professionnelle

(supérieur à 3 h par jour)

10 accords (2 par an)

+ 1 harmonisation en atelier

+ 5 réglages de mécanique

40 €